Les Logiciels de CAO:
Il en existe une quirielle et tout le monde vous dira que le sien est le meilleur. 
Bon, pour ma part, j'utilise EDWIN. Pour ceux qui veulent se lancer et être conseillé, je vous livre ma petite expérience. L'inconvénient de EDWIN est qu'il n'est pas si abordable à première vue, il a sa philosophie... Mais quand on a mis 1000 FF ttc, on hésite à le balancer, et quand on l'a compris, il a de très grandes possibilités. 
  • Le grand inconvénient est la dimension des pastilles, quand vous avez percé à 0,8mm, il ne reste plus beaucoup de gras ( en fait, elles sont prévues pour être en trou métal ). Il faut parfois les retoucher.
  • Quand au routeur automatique, je fais appel à l'aide. J'ai essayé et j'ai paniqué en me disant que je  n'arriverai jamais à faire mon circuit tellement le routeur en avait mis partout. Pour l'instant, je ne m'en sers pas.Pour son utilisation, voir page EDWIN (par Richard Delmelle)
Sinon les avantages sont:
  • Vous pouvez exporter votre travail (*.edb ou Edwin Data Base) chez qq'un d'autre, les composants que vous aurez créés feront aussi partie de votre circuit (Le logiciel ORCAD ne le faisait pas; maintenant ? ).
  • L'indispensable pour moi est la liaison entre schéma et typon. Vous faites un bon schéma en respectant bien les connexions, alors vous êtes assuré que votre implantation sera impeccable sous réserve que vous n'oubliez pas de pistes (mais là aussi vous avez un utilitaire pour vérifier. Sans oublier qu'il faut passer par le "conditionnement" ( terme utilisé pour faire le lien entre symbole schéma et empreinte du composant). 
Sans aucune critique, le logiciel tel que WinCircuit ne fait que du pistage, le schéma se fera ailleurs. Mais je pense qu'il peut répondre à une majorité d'entre nous qui faisons que très ponctuellement des Circuits imprimés. Pour ceux qui veulent débuter et avoir l'impression de mettre des pastilles et rubans...Ce logiciel évolue régulièrement, donc je suis peut être déjà à côté de la plaque.
J'ai essayé  LAYO, mais je n'ai pas accroché, par contre BIG-CI de la société Micrelec est très sympa à utiliser.
Pour les autres logiciels de CAO, je pense qu'ils se valent tous, le tout est une histoire de convivialité et de feeling.

Le Routage:

  • Pour les pistes d'alimentation, je les fais à 1mm de large et pour le reste des signaux à 0,7mm, voire 0.5mm Exceptionnellement
    ( c'est pour la gravure ).
  • Lorsqu'une piste change d'orientation, je ne fais jamais un angle de 90° ( à l'opposé des concepteurs de circuits dans diverses revues ) mais deux de 45°.
Premièrement je trouve cela plus esthétique.
Deuxièmement on m'avait parlé de dépôt de gravure dans l'angle.
( Confirmation par d'autres internautes, merci!)
et Troisièmement je viens de lire: "Remarquez que pour les signaux vraiment rapides,  les dessinateurs en numérique ne font pas d'angles droits dans les pistes de circuit imprimé; ils coupent les coins par des segments à 45°"  Un coup ça marche, un coup ça marche pas p157.
 
Au sujet des pistes
Celles des nouvelles cartes mère P.C. sont assez surprenantes.
Ces pistes en forme de sinusoïde doivent faire office de self choc.
( confirmation ?)
.

Réponse de François xavier DUFOUR: Les "sinusoides" des cartes mères ne sont pas des selfs, ce sont des adaptations en longueur de la piste afin d'éviter le phenomène d'écho a haute fréquence (très connu en HF digital).
Réponse de Thomas GAUTIER:
Etant designer hardware sur les cartes hautes vitesses (133 MHz en moyenne), je suis souvent confronté à ces problèmes. Les sinusoïdes permettent d'augmenter la longueur des pistes pour adapter l'impédance de la ligne (comme l'a signalé Xavier DUFOUR) dans les systèmes analogiques HF, mais servent aussi à faire en sorte que tous les bits d'un bus numérique arrivent en même temps. Lorsque l'on n'a pas l'habitude, cela peut faire sourire, mais si vous prennez une carte vidéo de PC actuelle, la mémoire SRAM DDR fonctionne en local à 266 MHz (Double Data Rate), la marge de stabilité du bus est de 1 ns !!! Cette marge doit être partagée entre la mémoire et le contrôleur. Autant dire qu'il ne reste pas grand chose pour le circuit (propagation sur une ligne 7ns/m). Pour être sur qu'aucun défaut ne puisse être mis sur le dos des circuits imprimés, Les designers font en sorte que toute les pistes (bus et horloge) aient la même longueur au mm près.
 
Je trouve ce pistage très esthétique, alors que l'on ne nous a jamais enseigné de faire ça.
Et pourtant, c'est un circuit de lecteur de CD Audio portable...
Pour l'agrandissement, cliquez sur la photo ( environ 81 ko ).
  • Pour le placement de composants, il est conseillé, surtout si vous voulez que votre carte soit industrialisable:
    • Orienter les condos chimiques dans le même sens de leur polarité, pour un test visuel rapide.
      Ayez des straps de même longueur, voire identique au pas des résistances ( réglage de la machine à insertion et même pour vous).
      Pour le Double Face sans trou métal, Attention aux pistes côté composants, sous les condos type 'MKT', on n'arrive pas à souder dessous...
      Essayer d'aligner les C.Intégrés et les orienter de la même façon.
      Pour les C.Intégrés CMS les orienter en pensant à la soudure à la vague et éviter des dépôts de soudure.
      Tout ce qui est connectique se trouve sur le bord de la carte.

Produire un typon:
  • Quand je travaillais sous ORCAD, j'avais une Table Traçante (si ça intéresse qq'un?) et le typon était impeccable, mais c'était long... Depuis j'ai une imprimante à jet d'encre HP 690C qui a une encre Noir très opaque aux U.V.. L'impression est autrement plus rapide.
  • Je n'imprime pas sur calque, mais sur feuille polyester, elle ne travaille pas avec le temps. Je vous conseille d'aller chez un imprimeur et prenez du FOLAPROOF LMA-R 2F, la feuille A4 est granulé des 2 cotés, elle coûte aux environs de 4FF ttc et convient parfaitement pour les jets d'encre ou Laser.

L'Insolation:
  • On trouve pour pas trop cher des kits d'insolation ( CONRAD ou SELECTRONIC ).
  • Pour utiliser de suite son typon, on prendra des circuits imprimés présensiblisés positif. Attention, il y a un film de protection; donc penser à l'enlever avant d'insoler.

La Révélation:
Le révélateur, pour être efficace doit être tiède.
Celui-ci enlève le présensibilisé qui a été éclairé par les U.V et ne laisse que le présensibilisé qui a été protégé par les pistes noires du typon.
Soit on utilise les sachets de soude en poudre vendus par les distributeurs électroniques, soit on prend  du déboucheur évier genre SPADO, DESTOP qui sont très efficace (le tout est de les diluer avec de l'eau. Du fait de la dilution, le mélange chauffera).
ATTENTION: Utiliser des gants, voire des lunettes pour les moins dégourdis... 
De la soude concentré dans l'il peut vous rendre aveugle en moins d'une minute.
Comme c'est de la soude, celle-ci peut partir dans l'évier.
La soude est une Base.

La Gravure:
Celle-ci est à base de perchlorure de fer ( vendu en granulé et diluer avec de l'eau selon les prescriptions). On peut utiliser aussi du persulfate d'ammonium.
Pour qu'elle soit efficace, le bain doit être chaud et éviter de trop respirer les vapeurs.
La gravure permet d'enlever le cuivre mis à nu lors de la révélation (sauf celui qui est protégé par le présensibilisé).

  • Si vous utilisez un bac plastique; mettez un gant de chirurgien, prenez la carte (si double Face) et l'agitez doucement dans le bain. Eviter de la frotter sur le bac pour ne pas rayer le film présensibilisé( risque de micro-coupures ). Etre très patient...
  • Il existe des graveuses à bulles pour moins de 300F, avec résistance chauffante. le résultat se fait en 5 minutes environ. 
  • Il existe des graveuses à jets pour les plus fortunés. J'ai essayé le persulfate d'ammonium avec ce type de graveuse et le résultat a été catastrophique.

La réponse au persulfate d'ammonium vient d'un internaute: P. Bayard:
Le persulfate d'amonium est un produit combiné de deux composants chimiques: le persulfate et l'amoniaque, d'ou amonium. Le persulfate d'amonium est un produit avec lequel on obtient une gravure très fine. Pour les pistes étroites, il est parfait.
Le problème de sont utilisation réside dans le fait de l'utilisation de l'amoniaque. Celui-ci étant un gaz, il ne demande qu'une chose, s'échaper dans l'air...
Même lors de la préparation du produit, mélange de la poudre dans l'eau, il est nécessaire de couvrir le récipient le plus possible, afin de ralentir le phénomène d'échange gazeux. La préparation du produit doit de préférence être faite en eau froide et si l'eau est chaude, on accélère à nouveau la fuite de l'amoniaque.
Pour l'utilisation en gravure, il est nécessaire de couvrir le bac de gravure pour les mêmes raisons.
Les problèmes que vous avez rencontré avec une machine de gravure par pulvérisation sont assez simple à comprendre du fait de la pulvérisation, il y a eu très rapidement dégagement de l'amoniaque, et votre produit de gravure ne fonctionnait plus correctement.
Donc, pour utiliser le persulfate d'ammonium, il faut travailler dans une enceinte le plus étanche possible, ce qui est loin d'être évident pour l'amateur.

Pour l'utilisation du perchlorure de fer, du même internaute: P. Bayard:
Pour obtenir un bon résultat avec du perchlorure de fer, il doit être dilué de telle façon à obtenir une concentration de 38 degrés baumé.
Qu'est ce donc que les 38 degrés baumé?
on vend dans le commerce des pèse acide, comme pour l'acide des batteries de voitures, un petit accessoire en verre gradué qu'il suffit de plonger dans le perchlorure de fer.
Cet accessoire, va flotter, et vous pourrez lire à la surface du perchlo, un chiffre sur l'échelle graduée, qui correspond à la concentration de votre mélange eau-perchlorure.
On vend ce petit accessoire quelques fois en pharmacie et dans tous les cas chez tout bon accessoiriste en quincaillerie de chimie.
La température optimum de travail du perchlorure de fer est de 43 degrés centigrade.
A 48 degrés, le perchlorure commence a dégager des gaz toxiques, prudence donc dans la régulation de température.

ATTENTION: Le perchlorure de fer est un acide:
Je ne connais que 2 moyens pour se débarrasser du perchlorure de Fer. Ils m'ont été donné par d'autres Internautes sur le Forum fr.sci.electronique:

  • Lorsque votre perchlorure de fer ou votre persulfate d'ammonium est saturé, vous pouvez le rendre neutre en le mélangeant avec une base.
    Il existe des kits de neutralisation.
    Utiliser du papier PH et des lunettes, lors du mélange, pour vérifier la neutralité. Vous verrez un dépôt se former qui ne contient que des sels et des métaux plutôt inoffensifs.
  • La solution pour tous produits, à mon avis la plus simple, c'est la déchetterie : il doit y en avoir une pas trop loin de chez soi. En général, les habitants proches ont droit à un certain volume gratuitement (1 m3/jour chez moi), payant au-delà (600F/m3 chez moi).

Nettoyage du présensibilisé:
On peut utiliser un grattoir et de la poudre à récurer, mais c'est pas terrible.
Le plus efficace est d'utiliser de l'acétone. Votre carte sera sèche et prête à être soudée.
Si vous utilisez la poudre à récurer, il vaudra mieux percer après l'avoir nettoyé.
Si vous utilisez l'acétone, vous pourrez l'appliquer après le perçage.
Remarque: J'ai aussi vu des personnes qui n'enlevaient pas le présensibilisé et qui soudaient par dessus. Je n'ai pas eu l'impression de voir des soudures de belle qualité. 
L'avantage cité est que le cuivre sera protégé par le présensibilisé et ne s'oxydera pas. 

Perçage:
Lorsque l'on perce avec des forêts HSS sur de l'époxy, ceux-ci s'usent très vite ( ~50 trous ) et finissent par provoquer des cratères.
 
Les forêts carbures sont adaptés et quasiment inusables mais il leurs faut:
  • Une perceuse à 30 000 tr/min ,sans trop de vibrations: DREMEL ou PROXXON.
  • Des pastilles pleines (pas de trous de centrage).
  • Ils sont très cassant latéralement.
  • Ils valent chers, environ 40 F le forêt.
Si vous voulez voir ma perçeuse!...

Préétamage: N'ayant pas de rouleau à étamer et pour avoir des pistes de belle qualité, je passe du flux juste aprés l'acétone (et le perçage). Puis j'étame mes pistes avec le Fer. Quand c'est bien fait, l'étamage est parfait. L'intérêt de cette étamage est que l'on peut remettre le travail à plus tard.
Si l'on a pas de flux, voir une astuce.

Test du circuit imprimé:
Si vous doutez de votre carte, utiliser un Ohmmètre ou un testeur de continuité pour vérifier:

La continuité des pistes.
L'absence de court-circuit.

Câblage:
On commencera par:
  • Des composants neutres: supports de C.Intégrés, connectiques...
  • Passifs: 
    • Résistances. Utiliser un Gabarit de pliage et donner vous un sens de lecture des résistances. Les bandes de couleurs se lisant de la Droite vers la Gauche et de Haut en Bas.
      Condensateurs. Pour les plastiques ou non polarisé, donnez vous aussi un sens de lecture.
  • actifs: Diodes, transistors, voire C.Intégrés si vous ne mettez pas de support ( à déconseiller).

Test:
Vous n'avez plus qu'à prier !!!!!
Ici, on touche vraiment aux métiers de l'électronique. Selon la complexité de votre montage et des pannes, vous aurez à utiliser divers appareils de mesures:
  • le multimètre ( dit aussi polymesureur... ) pour des mesures de Tensions, courants, résistances.
  • L'oscilloscope pour visualiser des signaux variables. L'oscilloscope est un voltmètre. Pour mesurer un courant, on utilisera une résistance ( U = R.I ).
  • L'Analyseur Logique pour les plus fortunés.
  • etc, etc...
Et puis la rubrique devait s'arréter au Circuit Imprimé...